24.06.2006

-N°40-

Elle est cassée. Y'a plus rien à faire elle est morte, foutue, à plat. Le cadran s'est détaché du bracelet, la trotteuse palpite encore faiblement, mais sans plus, par intermitences, comme les ailes d'un papillon qui meurt. Pour une histoire toute bête. Et moi je me retrouve à genoux dans de l'eau savonneuse, en train de pleurer toutes les larmes de mon corps. A cause d'une montre. Parce que c'est P. qui me l'a offerte, parce qu'il y a des souvenirs plus ou moins tristes qui y sont liés. Parce que là, au lieu d'écrire, je dois rejoindre les autres à la fête de l'école de mon frère. Que je sais que ça se voit que j'ai pleuré. Parce que je sais aussi que si j'y fais allusion je vais reocmmencer. Parce que P. va m'en vouloir, qu'il va être déçu, qu'il ne va pas le montrer. Tout ça pour une bout de cuir orange et un cadran dedans...

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