03.04.2006
-N°21- Fragile comme une fleur en bouton, ou le début de la poésie débile
Décidément, j'écris e plus en plus dans mes "péripéties". Besoin de m'épancher? Moi qui, dans une de mes dernières notes, me disais "apaisée"... Le mot juste serait plutôt "fragilisée". Si je fais le bilan de ces derniers, j'ai perdu trois amies (bon, ok, ce n'était pas vraiment des amies, mais du moins, il s'agissait des pierres maîtresses du mur imprenable de ma bulle...). Je me suis beaucoup disputée avec certaines autres personnes. J'ai fait des scènes à P, auxquelles j'aurais bien voulu qu'il n'assiste pas. J'avais terriblement honte, et pourtant, je le faisais. Incontrôlable. C'est terrible, ce genre d'état, durant lequel on crie dans sa tête "je ne veux pas", et où notre impuissance nous énerve tellement qu'on le fait quand même. parfois je me dis que j'ai un grain. D'après P. il s'agirait seulement d'un manque de confiance en moi... En tout cas je me sens, comme dit plus tôt, bien plus fragile.
Mais fragile aussi comme une fleur en bouton qui s'ouvre, pétale par pétale, qui déploie sa corolle. Aujourd'hui, j'ai déjeuné avec A., N. et C. , trois filles de ma classe que je trouve vraiment adorables, mais à qui je ne parle que pas intermittences. A. m'intimide un peu. Elle est très intelligente, et a un caractère bien trempé. Mais je l'admire, allez savoir pourquoi. Peut-être pour ça. Elle a eu la gentillesse de venir vers moi, de me sortir de mon mutisme. Je lisais, seule sur un rebord de fenêtre. J'espérais, mais n'attendais pas. C'est drôle, ces gens qui viennent vers moi sans que j'ai demandé. Je ne peux m'empêcher de me demander ce qu'ils me trouvent. En tout cas, il faut que je sois présentable, agréable. Ne pas laisser passer la moindre occasion de me faire des amis, même s'ils doivent immanquablement repartir plus tard. ne plus m'enfoncer dans la solitude, comme au collège, où j'en ai bien souffert. Ne pas dramatiser, non plus, y'a des gens qui m'aiment. P., envers et contre tout. G. qui malgré son je-m'en-foutisme ne m'abandonnera pas. Tous deux qui m'ont déjà servi tant de fois de bouées de sauvetage. Qui d'autre? Je ne sais pas. Déjà eux, c'est bien.
Demain, encore des grèves. Je suis fatiguée. Je ne dors plus. Mais j'irais quand même au lycée. Je veux avoir cours. Parce que ce serait trop bête de tout stopper pour des gens qui sont absents. Et parce que sinon, je vais faire quoi, à la maison, dans ma chambre en bordel? G. ne sera pas là demain, on ne pourra pas présenter notre exposé. Une journée de répit. Merveilleux. Il reste encore le DM de maths. Mardi soir, en vitesse, pour libérer mon mercredi après-midi. De toute façon, à quoi ça sert de me fatiguer, alors que plus je m'acharne, plus ma note se rapproche de zéro? Ca sert à quoi de lutter si je ne progresse pas. Je ne reste même pas au même niveau, je m'enfonce. Du coup, je ne me débat même plus, je me laisse noyer. En redoublant d'efforts dans les autres matières. Ma réorientation, il faut la gagner, comme je l'ai fait pour les deux premiers trimestres de ma 1ere S. C'est tuant, à force.
Je me sens fatiguée, vidée, entre la tristesse et le bonheur. Tristesse de voir mon univers quelque peu bouleversé. Bonheur de le voir quelque peu renversé. J'aime bien. Ca change. Et j'ai envie de changement. Pas trop brutaux. Si, brutaux. Enfin ça dépend. Ca dépend pour quoi, ça dépend comment. Garder le sbons côtés, améliorer les autres. Je dis n'importe quoi...
20:32 Publié dans Péripéties véritables | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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